Georges Ohnet, né à
Paris le
3 avril 1848 et mort à Paris le
5 mai 1918, est un écrivain populaire
français.
Biographie
Il démarra sa vie professionnelle dans le journalisme, notamment au
Pays et au
Constitutionnel. Ses premières oeuvres littéraires sont des pièces de théâtre :
Regina Carpi (avec Louis Denayrouze, 1875), puis
Marthe (1877). Ces deux pièces n'eurent pas de réel succès. Il publia ensuite de nombreux romans. Il fut entre autres l'auteur de la série intitulée
Les Batailles de la vie dont les titres les plus connus sont
Serge Panine,
Le Maître de forges,
La Grande Marnière,
La Comtesse Sarah. Il connut un très grand succès et les tirages de ses romans furent extrêmement importants. Plusieurs de ses romans furent adaptés au théâtre.
Son oeuvre est marquée par une opposition dans la forme et le choix des thèmes avec le mouvement littéraire du naturalisme. Il fut un historiographe de la bourgeoisie française du XIXe siècle. Ainsi, son oeuvre la plus populaire, Le Maître de forges est une histoire sentimentale se déroulant dans un cadre bourgeois, utilisant les recettes du mélodrame et du feuilleton.
Jugements
Il fit l'objet de très vives critiques dans le monde littéraire. Ainsi
Jules Lemaître, dans son recueil de critiques
Les Contemporains, écrit à propos de son oeuvre :
« Que ces romans débarrassés des interminables et plats développement qui les encombrent et transportés à la scène y fassent meilleure figure; que la vulgarité en devienne moins choquante; que l'ordre et le mouvement en deviennent plus appréciables, je n'ai pas pas en m'en occuper ici : les quelques qualités de ces romans, étant purement scéniques, échappent à la lecture. On y trouve, en revanche, l'élégance des chromolithographies, la noblesse des sujets de pendule, les effets de cuisse des cabotins, l'optimisme des nigauds, le sentimentalisme des romances, la distinction comme le conçoivent les filles de concierge, la haute vie comme la rêve Emma Bovary, le beau style comme le comprend M. Hornais. C'est du feuilleton sans grâce ni delicatesse, du Cherbuliez sans esprit ni philosophie, du Theuriet sans poésie ni franchise : de la triple essence de banalité. »
Et à propos des personnages :
« Voici le jeune premier, le roturier génial et héroïque... C'est l'idéal du héros bourgeois, c’est-à-dire l'ancien héros romantique pourvu de diplômes, muni de mathématiques et de chimie..., un paladin ingénieur, un Amadis des ponts et chaussées, l'archange de la démocratie laborieuses ! »
Bibliographie
- Georges Grente, Dictionnaire des lettres françaises, Librairie Arthène Fayard.
Références
Liens externes